Philippe Wolfers · (1858–1929)

Les Bacchantes

Fiche technique

ARTISTe Philippe Wolfers
DATE 1912
matière Marbre blanc de Carrare
DIMENSIONS 50 x 29,5 x 20 cm
 Signature Ph. Wolfers
 PROVENANCE Musée Philippe Wolfers, Bruxelles
CONSERVATION  Collection privée • Europe
À PROPOS DE L’ŒUVRE

Le thème de la danse apparaît pour la première fois dans l’œuvre de Wolfers vers 1911. L’artiste l’associe à l’ancien motif des « Bacchantes », qu’il décline en plusieurs groupes entre 1911 et 1912. Les Bacchantes, également appelées Bacchanales, peuvent être considérées comme le sujet culminant de ces années.

Le groupe revêtait pour Wolfers une signification particulière. Il conserva pour lui-même un exemplaire en marbre, l’autre étant offert à sa fille Nelly ; deux des trois bronzes furent donnés à des amis, un seul semblant avoir été vendu à la Galleria Pesaro. Il est tentant de rapprocher cette œuvre du Zotte Geweld de Rik Wouters, réalisé la même année : les deux artistes entretenaient de bons contacts et Wolfers possédait déjà une sculpture du plus jeune.

Le visage de la femme dont la jambe et le bras se projettent en avant rappelle fortement les traits de Nel Wouters, dont on dit qu’elle posa pour plusieurs sculptures de Philippe autour de 1912. Il n’est pas inconcevable que Wolfers ait été influencé par le chef-d’œuvre de Wouters.

l’ARTISTe

Philippe wolfers

Bruxelles, 1858 — 1929, Bruxelles

LE PRINTEMPS PAR PHILIPPE WOLFERS →

Sculpteur, orfèvre et joaillier, Philippe Wolfers est l’une des figures incontournables de l’Art nouveau belge, aux côtés de Victor Horta et Henry van de Velde. Héritier d’une dynastie d’orfèvres, il se forme à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, notamment auprès d’Isidore De Rudder, et devient directeur artistique de la maison Wolfers Frères en 1892. Jusqu’en 1905, il excelle dans la joaillerie, comparée à celle de Lalique.

À partir de 1905, il se consacre pleinement à la sculpture, explorant marbre, bronze, porphyre et ivoire. Son œuvre, d’abord symboliste, évolue vers les lignes épurées de l’Art déco. Il laisse un corpus d’une centaine de sculptures ; ses créations sont aujourd’hui conservées au Musée royal d’Art et d’Histoire, au MSK de Gand et au Victoria and Albert Museum.