Paire de Vases Art Nouveau

JEAN-BAPTISTE SLOODTS (1843–?)
Belge

Date : circa 1900

Dimensions : Vase Fleur-de-Lys : 83,5 × 18,5 × 18,5 cm | Vase Roseaux : 83 × 18 × 18 cm

Matière : Bronze avec double patine (brun clair et brun foncé)

Technique : Cire perdue

Fonderie : La Compagnie des Bronzes de Bruxelles

Signature : « JBte Sloodts »

Contexte historique et artistique

Cette paire de vases Art nouveau uniques, réalisée vers 1900, est l’œuvre de l’artiste belge Jean-Baptiste Sloodts (1843–?). Chaque vase est une magnifique fonte à la cire perdue en bronze, avec une double patine brun clair et brun foncé. Le premier vase met en valeur la finesse de roseaux surplombés par deux hirondelles de cheminée, tandis que le second est orné de Fleurs de Lys et de deux hirondelles de fenêtre.

Les hirondelles et les Fleurs de Lys sont des motifs récurrents dans l’art belge, incarnant un sentiment de liberté, de grâce et de noblesse, tandis que les roseaux représentent la résilience et l’adaptabilité.

Ces vases sont signés « JBte Sloodts », témoignant du travail de toute une vie de l’artiste à la fonderie « La Compagnie des Bronzes » de Bruxelles. Commençant comme artisan de deuxième classe en 1893, le talent et le dévouement de Sloodts l’ont propulsé au rang de fondeur de première classe en 1907. Sa distinction était sa capacité à fondre et à signer ses propres œuvres, une rareté parmi les fondeurs de son époque.

Presque toutes les œuvres de Jean-Baptiste Sloodts sont uniques et réalisées à la cire perdue. La précision, la qualité de la fonte et l’art de la patine font de Sloodts l’un des fondeurs les plus recherchés du début du XXe siècle. Les œuvres signées de sa main sont incroyablement rares, surtout en bon état.

Sloodts était réputé pour son style de « nouvelle esthétique », qui a ensuite évolué vers le style « Art Nouveau », faisant de lui un précurseur de ce mouvement.

Littérature

  • ENGELEN, C. MARX, M. Compagnie des Bronzes. Brussel : Algemeen Rijksarchief en Rijksarchief in de Provincien, 2002. p. 352–357. (Le premier vase est représenté à la page 354.)