Dromadaire
ALBÉRIC COLLIN (1886–1962)
Belge
Date : 1921
Dimensions : 57 × 56,5 × 29,5 cm
Matière : Bronze à patine sombre
Technique : Fonte à la cire perdue
Fonderie : C. Valsuani
Signature : « Albéric Collin » | « C. VALSUANI – CIRE PERDUE »
Contexte historique et artistique
Le Dromadaire, récompensé d’une médaille d’or au Salon de Paris de 1922, se distingue par son modelé vibrant, où chaque aspérité du bronze traduit le mouvement et la texture du pelage. L’artiste privilégie une patine sombre qui accentue les jeux d’ombre et de lumière sur la masse imposante de l’animal tout en conservant une spontanéité proche du modelage en cire.
Cette sculpture en bronze du sculpteur belge Albéric Collin (1886-1962) illustre magistralement son approche naturaliste et expressive de l’animalier. Collin, influencé par Rembrandt Bugatti, parvient à capter non seulement la forme mais aussi l’essence du vivant.
L’œuvre, fondue par C. Valsuani, témoigne de l’excellence technique de Collin et de son souci du détail anatomique. Avec cette pièce, Albéric Collin se positionne comme l’un des sculpteurs animaliers majeurs de son époque, saisissant avec brio la dignité et la puissance tranquille du monde animal.
Le relevé des œuvres vendues lors d’une exposition entre le 29 décembre 1922 et le 21 janvier 1923, mentionne notamment que les 4 fontes du Dromadaire, entre autres, ont été vendues à cette occasion. Ces ventes témoignent de la diffusion de ses sculptures et de l’intérêt pour son approche sensible et expressive du règne animal.
