jean-baptiste joseph de bay · (1802–1862)

Le Génie de la Marine

Fiche technique

ARTISTe Jean-Baptiste Joseph De Bay (dit Jean De Bay)
DATE 1832 • exécutée à Rome
matière Marbre blanc de Carrare
DIMENSIONS 101 x 48 x 85 cm
 Signature JEAN DEBAY
 PROVENANCE Rome, 1832 • Paris, Exposition aux Petits-Augustins, juin 1832 • Paris Salon, 1833 (n°2509) • Collection de M. Hoppe, Amsterdam, 1833 • Collection privée, 1833-2010
CONSERVATION  Collection Privée • Italie
À PROPOS DE L’ŒUVRE

Allégorie de la mer, cette sculpture représente un Cupidon bravant le courant à bord d’un petit bateau en forme de coquillage. Il gouverne à l’aide d’une rame, assis sur une voile pliée aux côtés d’une ancre. La détermination du Cupidon à suivre son propre cap et sa propre allure, sans jamais vouloir s’arrêter, peut faire allusion à la persistance de l’amour contre vents et marées.

Exécutée en marbre et présentée à Rome en 1832, l’œuvre fut envoyée à Paris le 15 juin de la même année pour être exposée, encore inachevée, aux Petits-Augustins. Une fois achevée, elle parut au Salon de Paris de 1833, sous le numéro 2509, où elle fut acquise par le banquier d’Amsterdam Monsieur Hoppe.

Par la finesse de son exécution et l’élégance de sa composition, Le Génie de la Marine témoigne de l’art de De Bay, entre tradition classique et sensibilité romantique, tel qu’il s’épanouit durant son séjour romain.

L’ARTISTe

Jean-baptiste joseph de bay

Nantes, 1802 — 1862, Paris

Connu sous le nom de Jean De Bay, comme son père également sculpteur, il naquit à Nantes le 31 août 1802. Élève de son père et du baron Bosio, il entra à l’École des Beaux-Arts en 1820. Après y avoir obtenu toutes les médailles, il remporta le deuxième grand prix de sculpture en 1823, puis le premier grand prix en 1829 avec La Mort d’Hyacinthe.

De retour de Rome, il envoya régulièrement au Salon de nombreuses œuvres et travailla pour le Louvre, l’Hôtel de Ville et les églises de la Madeleine et de Saint-Eustache. On lui doit les statues du général Cambronne et du maréchal Oudinot. Chevalier de la Légion d’honneur en 1851, il mourut à Paris le 7 janvier 1862, laissant quelques sculptures achevées par son frère Auguste De Bay. Plusieurs de ses œuvres sont conservées au Louvre et à Versailles.