alexandre falguière · (1831–1900)

Circé

fiche technique

ARTISTe Alexandre Falguière
DATE Fin XIXe siècle
matière  Marbre blanc de Carrare 
DIMENSIONS Hauteur : 99 cm
 Signature A. FALGUIERE
 PROVENANCE
CONSERVATION Collection privée • Chine
À PROPOS DE L’ŒUVRE

Cette sculpture en marbre figure Circé, la magicienne de la mythologie grecque, nymphe et enchanteresse réputée pour sa science profonde des philtres et des simples. Maîtresse des potions et des herbes, elle usait de ses breuvages et d’une baguette ou d’un sceptre pour métamorphoser ceux qui la défiaient. Falguière la saisit ici dans un instant suspendu, entre séduction et menace.

L’artiste la représente sous les traits d’une femme nue d’une beauté souveraine, élevant une coupe vers les dieux. Le geste, à la fois offrande et invitation, condense toute l’ambiguïté du personnage. Le modelé du marbre restitue la douceur de la chair et la tension des muscles avec cette recherche d’extrême réalisme qui fit la réputation de Falguière, attentif entre tous à la justesse des proportions.

Œuvre de la pleine maturité du maître, cette Circé illustre la manière dont la sculpture française de la fin du XIXe siècle sut allier idéal antique et sensualité moderne. La blancheur du marbre de Carrare, la fluidité de la pose et la finesse du travail confèrent à la figure une présence à la fois charnelle et intemporelle.

l’artiste

alexandre falguière

Toulouse, 1831 — 1900, Paris

Alexandre Falguière compte parmi les sculpteurs français les plus célèbres de son temps. Envoyé jeune à Paris par son père, il se forme auprès de Carrier-Belleuse avant d’entrer, en 1854, à l’École des beaux-arts dans l’atelier de François Jouffroy. En 1859, il remporte le prestigieux prix de Rome ; son séjour italien débouche sur le fameux « Vainqueur au combat de coqs », acquis en marbre par Napoléon III lui-même.

Décoré de la Légion d’honneur en 1889, professeur à l’École des beaux-arts puis membre de l’Académie des beaux-arts, il orna l’Opéra de Paris, l’Arc de Triomphe et la Comédie-Française. Il portraitura Victor Hugo, Corneille ou son ami Rodin. Le musée d’Orsay conserve plusieurs de ses œuvres, dont « Tarcisius » et « Omphale ».