Alfred Courtens · (1889–1967)

Buste de jeune femme

fiche technique

ARTISTe Alfred Courtens
DATE ca. 1940
matière  Marbre blanc de Carrare • colonne en noyer et plateau en marbre « Noir de Mazy »
DIMENSIONS 72 x 52 x 35,5 cm
 Signature Alfred Courtens
 PROVENANCE « Au Président W. Mestdag, chambre de commerce de Tournai, 1937-1945 » (dédicace)
CONSERVATION Collection privée, Belgique
À PROPOS DE L’ŒUVRE

Ce buste de jeune femme repose sur un contraste raffiné entre la souplesse des formes charnelles et la zone inférieure laissée à l’état brut, d’où la figure semble s’élever. Courtens parvient à insuffler une dynamique subtile à une œuvre pourtant statique : la masse de la chevelure paraît épouser le mouvement de la tête, tandis que l’épaule droite, légèrement relevée, évoque un geste soudain.

Le marbre porte une dédicace gravée — « Au Président W. Mestdag, chambre de commerce de Tournai, 1937-1945 » — qui révèle que la sculpture fut offerte à Monsieur W. Mestdag, président de la Chambre de commerce de Tournai, en Belgique. L’œuvre est présentée sur sa colonne d’origine.

Taillé dans un marbre blanc de Carrare travaillé jusqu’à l’apparente translucidité de la chair, le buste illustre toute la virtuosité de Courtens dans le rendu de la carnation comme dans le jeu des matières, du poli le plus délicat à la pierre laissée brute.

L’artiste

Alfred Courtens

Saint-Josse-ten-Noode, 1889 — 1967

Alfred Courtens est un sculpteur réaliste qui laissa une œuvre abondante et polymorphe. Fils du peintre Franz baron Courtens (1854-1943) et frère du peintre Herman Courtens (1884-1956), il eut pour maître, à l’Académie de Bruxelles, Charles Van der Stappen (1843-1910), et pour mentor, à l’Institut supérieur d’Anvers, Thomas Vinçotte (1850-1925). En 1913, il remporta le convoité prix Godecharle, qui lui permit de séjourner en Italie avant d’enseigner à l’Académie de Termonde.

Auteur de sculptures monumentales, de portraits et de médailles présentés dans d’innombrables salons, il exposa aussi régulièrement des œuvres allégoriques et mythologiques en marbre et en bronze. Ses liens étroits avec la Maison royale de Belgique lui valurent d’importantes commandes, monuments d’hommage, statues équestres, et de nombreuses acquisitions. Plusieurs musées belges conservent ses œuvres ; dès 1911, une médaille d’or à Barcelone consacrait sa réputation internationale.