gabriel faraill · (1838–1892)

Jeune fille

Fiche Technique

ARTISTe Gabriel-Auguste-Emmanuel Faraill
DATE 1886 • présentée au Salon de Paris
matière Marbre blanc de Carrare
DIMENSIONS H. 190 cm
 Signature G. Faraill
 PROVENANCE Achetée au Salon de 1886 par le Prince Bibesco de Brancovan, qui la plaça dans sa villa d’Amphion, près du lac de Genève.
CONSERVATION Collection privée
À PROPOS DE L’ŒUVRE

Cette sculpture impressionnante de l’artiste Gabriel-Auguste-Emmanuel Faraill fut présentée au Salon de Paris en 1886, où elle figurait sous le lot 3870. Elle y rencontra un vif succès : les salonniers parisiens la baptisèrent « La Pudeur », et l’œuvre fut exposée devant le portique gauche du salon, dans la cour centrale de l’Hôtel de Ville de Paris.

Comme le voulait l’usage lorsqu’un artiste était récompensé, Faraill fut mentionné en bonne place dans le Livre d’or du Salon de 1886. Le jury lui décerna, par vingt-quatre voix sur trente, une médaille de troisième classe. En septembre 1886, le Prince Bibesco de Brancovan en fit l’acquisition pour la somme de neuf mille francs et l’installa dans sa villa d’Amphion, au bord du lac de Genève.

Tenue dès l’époque pour l’œuvre majeure de l’artiste roussillonnais, cette pièce, remarquable par ses dimensions comme par la maturité de son modelé, se présente dans un parfait état de conservation. La plupart de ses œuvres étant aujourd’hui conservées en collections publiques, il est rare d’en rencontrer une sur le marché.

L’artiste

Gabriel faraill

Saint-Marsal, 1838 — 1892, Paris

Gabriel Faraill, né à Saint-Marsal dans les Pyrénées-Orientales vers 1838, travailla comme menuisier jusqu’à l’âge de vingt-trois ans avant de se consacrer à la sculpture. Il commença ses études à Perpignan sous la direction de M. Guiraud, conservateur du Musée, puis gagna Paris grâce à une pension de la Ville de Perpignan, où il devint l’élève d’Oliva et de Farochon.

Il exposa au Salon de 1866 à 1891, obtenant des mentions honorables en 1872 et en 1884, puis une médaille de troisième classe en 1886. On lui doit à Paris un buste en marbre du statuaire Farochon, à l’École des Beaux-Arts, un bas-relief ornant l’Hôtel de Ville, ainsi qu’une statue du peintre Hyacinthe Rigaud érigée à Perpignan en 1890. Il mourut à Paris en mars 1892.