Charles-auguste fraikin · (1817–1893)

Le Bourdon

FICHE TECHNIQUE

ARTISTE Charles-Auguste Fraikin
DATE ca. 1860
matière Marbre blanc de Carrare • colonne d’origine en bois peint en trompe-l’oeil imitant le marbre
DIMENSIONS 74 x 60 x 38 cm
 Signature C.A. FRAIKIN
 PROVENANCE
CONSERVATION
À PROPOS DE L’ŒUVRE

Cette sculpture unit le romantisme à une maîtrise sans limites. Rarement, dans l’art de la sculpture, et plus encore lorsque le marbre est en jeu, une telle harmonie a été atteinte entre les dimensions psychologique, anecdotique et technique qui, ensemble, confèrent à la représentation sa vivante vraisemblance. Il semble ici que l’on ait affaire à un véritable enfant saisi en pleine action, tout empreint de vie et d’innocence.

Le raffinement avec lequel sont rendus les mains et les pieds, la juste tenue du corps et surtout l’expression du visage force l’admiration et signe le talent de l’artiste. Non moins admirable est la prouesse accomplie par le sculpteur avec le tablier déployé — en marbre ! Une foule de détails finement exécutés, dont le bourdon rampant, ajoutent au charme de cette création du dix-neuvième siècle.

Fraikin réalisa plusieurs versions en marbre destinées au marché étranger, à Philadelphie, Chicago et Londres. Le plâtre original est conservé au Musée Fraikin, à Herentals ; l’œuvre repose sur sa colonne d’origine.

L’ARTISTe

CHarles-auguste fraikin

Herentals, 1817 — 1893, Schaerbeek

le berceau de l’amour par charles-auguste fraikin →

Grand sculpteur néoclassique belge, Fraikin renonça à une carrière d’apothicaire pour se consacrer à la sculpture, après avoir découvert les marbres de Guillaume Geefs. Formé dans l’atelier de Pieter Puyenbroeck puis à l’Académie de Bruxelles, il obtint dès 1845 une médaille d’or au Salon de Bruxelles pour son « Amour captif ».

Membre de l’Académie royale de Belgique et chevalier de la Légion d’honneur, il reçut d’importantes commandes officielles, dont le monument funéraire de la reine Louise-Marie et les figures des comtes d’Egmont et de Hornes. Reconnu internationalement, il fit reproduire ses œuvres jusqu’à Florence et Carrare. En 1888, il légua à sa ville natale une collection de quatre-vingt-quatorze sculptures.