enrico astorri · (1859–1921)
Saltimbanca
Fiche technique
| ARTISTe | Enrico Astorri |
| DATE | ca. 1900 |
| matière | Marbre blanc de Carrare |
| DIMENSIONS | Hauteur : 122,5 cm • Hauteur totale avec colonne : 212 cm |
| Signature | Astorri E. co./Milano |
| PROVENANCE | |
| CONSERVATION | Collection Privée • Italie |
À PROPOS DE L’ŒUVRE
Cette exquise sculpture en marbre présente un jeune saltimbanque d’une grâce et d’une aisance captivantes. Perché sur un tambour richement ouvragé, il respire une sereine contemplation teintée d’un charme espiègle. Sa posture détendue, un bras nonchalamment posé sur le genou, traduit un naturel parfait, tandis que l’autre main tient délicatement une baguette, comme dans une pause entre deux numéros.
La maîtrise d’Astorri éclate dans le rendu vivant des boucles cascadant, la douceur de l’étoffe et la réalité tactile du tambour, orné d’écussons finement ciselés. On remarque en particulier la peau du tambour, jusqu’à la déchirure due à l’usure, témoignage de son souci d’authenticité. Un singe malicieux, lové contre l’enfant, ajoute une note d’innocence facétieuse, tandis que les symboles classiques des cartes à jouer, discrètement intégrés au décor, invitent à un examen attentif.
L’ensemble repose sur un socle sculpté en forme de caisse de bois, agrémenté d’un filet finement travaillé, ancrant l’œuvre dans un réalisme quotidien qui en approfondit la portée narrative.
l’ARTISTe
Enrico astorri
San Lazzaro Alberoni, 1859 — 1921, Milan
Sculpteur italien de grande réputation, Enrico Astorri commença son parcours à Parme, avant de passer par Gênes puis de s’établir très jeune à Milan. Son œuvre, remarquable de finesse et d’expressivité, s’imposa dans le monde de l’art dès ses débuts, avec notamment le monument à Vittorio Emanuele II à Parme (1879), l’une de ses premières réalisations saluées.
Son talent se révéla dans de nombreuses expositions, en particulier à Turin (1884) avec les marbres La sérénade et Attraction. Il contribua largement à la vie artistique de Milan, Venise et Bologne dans les années 1880. Reconnu à l’international, il exposa à Londres et reçut des distinctions en Uruguay, en Argentine et en Russie. Ses œuvres figurent dans les collections publiques de Piacenza et de Trieste.
