égide rombaux · (1865–1942)

Églantine

Fiche technique

ARTISTe Égide Rombaux
DATE ca. 1900
MATière Marbre blanc de Carrare
DIMENSIONS 56 x 14 x 12 cm
 Signature E. Rombaux
 PROVENANCE
CONSERVATION  Collection Privée
À PROPOS DE L’ŒUVRE

Bien que le nom gravé sur le devant de la sculpture soit « Eglantine », celui d’une fleur, l’œuvre représente en réalité la sœur de l’artiste, Adèle. Cette réalisation d’Égide Rombaux est sans conteste l’un des points forts de son œuvre et, en même temps, l’une des icônes de l’Art nouveau belge. Tout y est empreint d’esprit et constitue une ode à ce dont peuvent rêver ceux qui aspirent au raffinement le plus pur.

Toutes les capacités sur lesquelles repose l’œuvre de Rombaux donnent vie à ce buste, où les considérations de style demeurent tout à fait secondaires pour l’artiste. Désarmante de douceur, la sculpture nous accueille comme un symbole des premiers plaisirs de la vie, tendre et lumineux.

Taillé dans le marbre blanc de Carrare, le portrait témoigne de la virtuosité du sculpteur. Deux bustes similaires, mais moins élaborés, sont conservés au Musée royal des Beaux-Arts de Bruxelles, ce qui souligne l’importance de ce sujet dans son parcours.

L’ARTISTe

Égide rombaux

Schaerbeek, 1865 — 1942, Uccle

Fils du sculpteur Félix Rombaux, Égide reçut une formation rigoureuse auprès de Guillaume De Groot puis d’Albert Desenfans, complétée par les cours du soir de Charles Van der Stappen. Il travailla deux ans aux côtés de Jef Lambeaux, le « Rodin belge », pour la fontaine Brabo d’Anvers. Lauréat du prix Godecharle puis du Prix de Rome, il séjourna en Italie, principalement à Florence.

De retour en Belgique, il installa son atelier à Schaerbeek et signa ses œuvres les plus fameuses, dont Les Filles de Satan, acquises par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Sa technique exceptionnelle faisait émerger ses figures du marbre comme d’une brume ; après 1900, il excella aussi dans l’ivoire, célébrant la beauté du nu et la souplesse du mouvement.