LUCA MADRASSI

(Tricesimo, 1848-1919, Paris)

LUCA MADRASSI

(Tricesimo, 1848-1919, Paris)

Sculpteur d’origine italienne naturalisé français, élève de Cavelier et praticien de Gustave Doré, auteur d’allégories universalistes de la Belle Époque.

Luca Madrassi naît en 1848 à Tricesimo, en Frioul, dans le nord-est de l’Italie. Il commence ses études artistiques à Rome avant de poursuivre sa formation à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il est l’élève du sculpteur Pierre-Jules Cavelier (1814–1894). Il intègre ensuite l’atelier d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse, l’un des sculpteurs les plus prolifiques et influents du Second Empire.

Entre 1876 et 1880, Madrassi travaille comme praticien pour Gustave Doré, collaboration singulière qui permet de mieux comprendre certaines affinités stylistiques entre les œuvres sculpturales de Doré et celles de Carrier-Belleuse, avec lesquelles l’atelier de Madrassi constituait un lien technique et créatif.

Il expose au Salon de la Société des Artistes Français à partir de 1879, recevant plusieurs mentions honorables pour ses sujets allégoriques en 1881, 1882, 1883 et 1885, ainsi qu’une médaille de troisième classe en 1896. Il acquiert la nationalité française et devient membre de la Société des Artistes Français en 1890. Il expose également au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts en 1896.

Son œuvre se caractérise par un idéalisme formel typique de la fin du XIXe siècle : figures féminines drapées à l’antique, allégories universalistes, putti porteurs de devises. Le travail du marbre est d’une grande finesse, avec une maîtrise particulière des draperies fluides et des transitions entre surfaces polies et zones plus animées. Madrassi décède à Paris en 1919.

Littérature :

  • BUSSE, Jacques (dir.), eds., E. Benezit : Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs vol.8, Köster-Magand, Paris : Gründ, 1999, p.947.
  • PANZETTA, Alfonso, Nuovo dizionario degli scultori italiani dell’Ottocento e del primo Novecento, Vol.2, M-Z, Turin : AdArte, 2003, p.560.