GIOVANNI SCANZI

(Gênes, 1840-1915)

GIOVANNI SCANZI

(Gênes, 1840-1915)

1840

Naissance à Gênes

1863

Prix Durazzo, séjour à Rome

1879

Professeur à l’Accademia Ligustica

1884

Babbo mi ama !

1915

Mort à Gênes

Figure tutélaire de la sculpture génoise.

Giovanni Scanzi naît à Gênes le 23 février 1840 dans une famille modeste. Il entre dès l’âge de douze ans dans l’atelier de Santo Varni, sculpteur influent et professeur à l’Accademia Ligustica di Belle Arti, où il développe une technique rigoureuse héritée du néoclassicisme.

En 1863, il remporte le Prix Durazzo, bourse municipale qui lui permet de se former à Rome. Il y fréquente les milieux académiques et se rapproche du sculpteur Giulio Monteverde, représentant majeur du naturalisme. Ce séjour est fondamental dans son évolution : Scanzi y affine son goût du détail, son sens du portrait et intègre une sensibilité réaliste qui imprègnera l’ensemble de sa production.

De retour à Gênes, il s’impose rapidement comme l’un des artistes les plus respectés de sa génération. En 1879, il est nommé professeur à l’Accademia Ligustica di Belle Arti, où il enseignera jusqu’en 1892. Parmi ses élèves figurent Luigi Brizzolara, Eugenio Baroni et Francesco Messina, qui marqueront à leur tour le paysage sculptural italien du XXe siècle.

Artiste prolifique, Scanzi excelle dans les commandes publiques comme privées, et est particulièrement reconnu pour son art funéraire : le Cimitero Monumentale di Staglieno à Gênes conserve plus de cinquante monuments qu’il a réalisés. Sa sculpture se caractérise par une tension constante entre tradition académique et expressivité contemporaine, entre virtuosité technique et émotion contenue. Giovanni Scanzi s’éteint à Gênes le 15 avril 1915.

Littérature :
  • PANZETTA, Antonio. Nuovo Dizionario degli Scultori Italiani dell’Ottocento e del primo Novecento. Turin : Adarte, 2003.
  • « La morte dello scultore Scanzi. » La Tribuna, 1915, n° 113. Consulté sur Internet Archive.
  • ALZERI, Federigo. Notizie dei professori del disegno in Liguria dalla fondazione dell’Accademia. Vol. III. Gênes : Tipografia di Luigi Sambolino, 1869.
  • Deutsche Gesellschaft für Christliche Kunst. Die Christliche Kunst. Vol. IV, 1907–1908. Munich : F. Bruckmann A.-G., 1908.
  • « Giovanni Scanzi. » L’Illustrazione Italiana, 1898, n° 25, p. 426–427. Consulté sur Internet Archive.
  • « Giovanni Scanzi. » Gazzetta Ufficiale del Regno d’Italia, 12 avril 1920, n° 86, p. 1098. Consulté sur Internet Archive.
  • OLCESE SPINGARDI, Caterina. « Santo Varni e il mercato artistico a Genova nel XIX secolo. » La Berio : rivista semestrale di storia locale e di informazioni bibliografiche, vol. XXXV, n° 1 (janvier–juin 1995).
  • Estratto dei giudizi sul Concorso di Scultura per l’assegnazione della pensione legata dal fu Marchese Gian Luca Durazzo. Adunanza del 6 agosto 1865. [s.l. : s.n.], 1865.
Œuvre disponible

Babbo mi ama !

Une fillette assise effeuille une fleur — « il m’aime, un peu, beaucoup… ». Marbre blanc de 1884, d’un réalisme textile virtuose. Un autre exemplaire est conservé à la GAM de Gênes.